Amanite citrine (Amanita citrina)
Fungi & Folklores

Amanite
citrine

Amanita citrina Pers., 1797

Photographie temporaire : Norbert Nagel, Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0

L’amanite citrine est une école de prudence : familière, odorante et trop proche en silhouette d’espèces mortelles.

Son nom évoque le citron, tandis que de nombreux guides retiennent une odeur de pomme de terre ou de rave. Ces analogies sensorielles appartiennent à la culture de détermination, mais elles changent avec l’âge et les observateurs.

Classification scientifique

Référentiel GBIF ↗
  1. RègneFungi
  2. EmbranchementBasidiomycota
  3. ClasseAgaricomycetes
  4. OrdreAgaricales
  5. FamilleAmanitaceae
  6. GenreAmanita
  7. EspèceAmanita citrina
Mode de vie
Ectomycorhizien
Milieux
Forêts feuillues et résineuses, souvent sur sols acides
Lecture culturelle
Noms · odeur · prévention

Quand les noms et les odeurs enseignent leurs propres limites.

Faute de tradition culturelle autonome solidement documentée, la fiche raconte l’histoire de ses noms et de la prévention.

« Citrine » fixe une couleur, pas une recette.

L’épithète latine et les noms européens retiennent les tons jaune citron du chapeau. Des formes très pâles existent pourtant, et la pluie peut faire disparaître les restes de voile.

Voir la galerie taxonomique

L’odeur de pomme de terre est devenue un aide-mémoire de terrain.

L’analogie avec la pomme de terre crue est souvent enseignée. Elle illustre un savoir sensoriel utile mais subjectif, insuffisant pour séparer à lui seul toutes les amanites pâles.

Consulter le contrôle local

Le nom anglais « false death cap » raconte une ressemblance dangereuse.

La comparaison avec l’amanite phalloïde sert à attirer l’attention sur la silhouette générale. Elle ne signifie ni que les deux espèces soient toujours semblables, ni que l’amanite citrine puisse être consommée.

Voir la nomenclature Commons

Répartition géographique

Explorez séparément les occurrences biologiques et les lieux liés aux récits. Les repères régionaux décrivent une zone ; ils ne révèlent jamais une station de cueillette.

Repère régional Densité d’occurrences GBIF

Répartition GBIF et 4 repères biologiques régionaux affichés.

Sans fausse précision

La densité d’observations ne mesure pas l’abondance et ne remplace pas l’examen d’un spécimen complet.

Fond © contributeurs OpenStreetMap · répartition biologique © GBIF. Les repères culturels sont établis manuellement à partir des sources de la fiche.

Comment examiner une amanite citrine ?

Déterrer délicatement la base entière est indispensable pour observer le bulbe et les restes de voile.

Le chapeau

Jaune citron très pâle à crème, souvent couvert de plaques blanchâtres ou brunâtres de voile universel.

Le bulbe

La base forme un bulbe marginé, souvent comme une petite soucoupe, sans grande volve membraneuse libre.

L’odeur

Souvent comparée à la pomme de terre crue ou à la rave, elle peut être faible et ne constitue jamais un test de sécurité.

Son rôle dans la nature

Ectomycorhizienne, elle s’associe à différents arbres et fructifie souvent dans des forêts sur sols acides. Son rôle écologique de partenaire racinaire est indépendant de son absence d’intérêt alimentaire.

Amanite citrine jaune pâle avec verrues
Photographie de référence temporaire · Norbert Nagel, Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0

Usages & précautions

À écarter du panier.

L’amanite citrine est considérée sans intérêt alimentaire ou suspecte selon les cadres. Sa ressemblance possible avec des amanites mortelles suffit à l’écarter.

Aucune dégustation, odeur ou photographie ne permet d’exclure une amanite phalloïde ou une autre espèce dangereuse.

Prévention

Une espèce pédagogique, pas une comestible.

Elle permet d’apprendre volve, bulbe, anneau et restes de voile sans transformer la séance en conseil culinaire.

Nomenclature

Les anciens noms persistent dans les livres.

Amanita mappa apparaît encore comme synonyme historique. La synonymie explique certains écarts entre inventaires et guides.

Bibliographie sélective

Les sources derrière la fiche.

Articles de recherche, ressources taxonomiques, institutions patrimoniales et documents de santé publique.

  1. 01

    GBIF — Amanita citrina

    Taxonomie et occurrences

  2. 02

    SwissFungi — Atlas

    Répartition et écologie en Suisse

  3. 03

    SMG — Contrôle des champignons

    Cadre local de prévention

  4. 04

    VAPKO — Liste de comestibilité

    Principe suisse : absence d’indication = non comestible

  5. 05

    Wikimedia Commons — Amanita citrina

    Nomenclature et iconographie vérifiable

Principe éditorial

Ne jamais qualifier l’espèce de « fausse phalloïde inoffensive ». La comparaison sert uniquement à expliquer le risque de confusion.