Satyre
puant
Phallus impudicus L., 1753
Photographie temporaire : Dohduhdah, Wikimedia Commons · domaine public
Sa forme a scandalisé les humains ; son odeur, elle, parle surtout aux mouches.
Linné a donné un nom latin sans détour à ce Phallales. La mémoire familiale de Gwen Raverat en a fait un épisode célèbre de pudeur victorienne, tandis que la chimie explique l’odeur de charogne comme dispositif de dispersion.
Classification scientifique
Référentiel GBIF ↗- RègneFungi
- EmbranchementBasidiomycota
- ClasseAgaricomycetes
- OrdrePhallales
- FamillePhallaceae
- GenrePhallus
- EspècePhallus impudicus
- Mode de vie
- Saprotrophe
- Milieux
- Bois, haies, jardins et paillis
- Lecture culturelle
- Moralité victorienne · nomenclature phallique · mouches
Sexe, pudeur et écologie d’une odeur.
Un récit de mémoire est traité comme tel ; aucune propriété aphrodisiaque n’est déduite de la forme.
Linné choisit le « phallus impudique ».
Le nom de 1753 décrit explicitement la silhouette du sporophore. Il montre comment la morphologie humaine a structuré la langue savante autant que les noms populaires.
Consulter GBIFAunt Etty détruit les stinkhorns pour protéger la morale domestique.
Dans Period Piece, Gwen Raverat raconte qu’une tante de la famille Darwin ramassait puis brûlait les champignons jugés indécents avant que les domestiques ne les voient. C’est un souvenir littéraire, pas une enquête sociale.
Consulter Period PieceLe parfum de charogne est une technologie de dispersion.
Diméthyl disulfure, trisulfure et autres volatils participent à l’odeur ; les mouches consomment la gléba et transportent les spores.
Lire l’analyse chimiqueRépartition géographique
Explorez séparément les occurrences biologiques et les lieux liés aux récits. Les repères régionaux décrivent une zone ; ils ne révèlent jamais une station de cueillette.
Répartition GBIF et 3 repères biologiques régionaux affichés.
Les Phallus proches et les introductions horticoles rendent les identifications lointaines prudentes.
Fond © contributeurs OpenStreetMap · répartition biologique © GBIF. Les repères culturels sont établis manuellement à partir des sources de la fiche.
Comment reconnaître le satyre puant ?
Un œuf blanc donne rapidement un pied spongieux coiffé d’un chapeau alvéolé couvert de gléba olive.
Le stade œuf
Œuf blanchâtre gélatineux, relié au sol par des cordons mycéliens.
Le stade adulte
Pied blanc creux et spongieux, chapeau conique alvéolé, gléba olive très odorante.
Son rôle dans la nature
Saprotrophe de la matière végétale en décomposition ; mouches et autres insectes assurent une part importante de la dispersion.
Usages & précautions
Une histoire culturelle forte, aucune promesse aphrodisiaque.
La forme et les noms ont produit des allégations aphrodisiaques qui ne reposent pas sur une preuve clinique.
Le stade œuf est consommé dans certaines régions, mais la page ne fournit ni recette ni conseil de récolte.
Histoire sociale
La pudeur victorienne racontée de l’intérieur.
Le témoignage de Raverat éclaire une famille et une époque ; il ne décrit pas tous les Victoriens.
Period PieceÉcologie
L’odeur paie le transport.
Les insectes gagnent une matière nutritive et le champignon diffuse ses spores.
Bibliographie sélective
Les sources derrière la fiche.
Articles de recherche, ressources taxonomiques, institutions patrimoniales et documents de santé publique.
- 01 ↗
Gwen Raverat — Period Piece
Source mémorielle du récit d’Aunt Etty
- 02 ↗
Borg-Karlson et al. — Volatiles of Phallus impudicus
Analyse chimique de l’odeur
- 03 ↗
Volatile compounds during maturation
Étude récente des stades de développement
- 04 ↗
GBIF — Phallus impudicus
Taxonomie et occurrences
Présenter Aunt Etty comme récit mémoriel de Raverat ; ne jamais reprendre les mythes aphrodisiaques comme faits.
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Nom commun, nom scientifique ou appellation vernaculaire.